Nous publions ci-après le communiqué de Madame Stéphanie CABOSSIORAS, rédigé à la suite de la publication de notre interview du 12 février dernier. Elle est la seule des quatre candidats rencontrés à avoir souhaité réagir à la publication. Nous commenterons ce droit de réponse très prochainement.
1 — Identification de la publication
Dans l’article intitulé « Municipales 2026 – Interview de Stéphanie Cabossioras », publié le 11 mars 2026 sur le site de l’association Sauver le Vésinet, plusieurs affirmations factuelles appellent rectification afin que les lecteurs disposent d’une présentation fidèle des propos tenus lors de notre entretien du 12 février 2026.
2 — Rappel des éléments contestés
Cet article comporte notamment des mentions relatives :
• aux conditions de publication du compte rendu de l’entretien ;
• à la disponibilité de Stéphanie Cabossioras pour exercer les fonctions de maire ;
• à un éventuel conflit d’intérêts concernant la Fondation pour le Vésinet ;
• à l’organisation administrative envisagée ;
• à la composition de son équipe ;
• à la place du Marché et au recours envisagé à un partenariat public-privé ;
• à la politique de logements et à l’application de la loi SRU ;
• à l’entretien du parc et du patrimoine arboré ;
• à la solidité financière du programme.
3 — Rectification des faits
Lors de l’entretien du 12 février 2026, il avait été convenu que le compte rendu serait soumis à Stéphanie Cabossioras avant publication afin de vérifier la fidélité des propos recueillis. Cet engagement n’ayant pas été respecté, certaines formulations publiées ne correspondent pas exactement aux réponses apportées lors de cet échange.
S’agissant de sa disponibilité pour exercer la fonction de maire, Stéphanie Cabossioras a indiqué qu’en cas d’élection elle réduirait son activité professionnelle afin de dégager deux journées par semaine, en plus des week-ends, avec une présence quotidienne à la mairie. Elle a également rappelé que cette fonction requiert avant tout compétence, expertise et expérience, et que son parcours professionnel ainsi que son expérience d’élue d’opposition depuis 2020 lui permettent de connaître les dossiers de la ville.
Concernant l’éventuel conflit d’intérêts évoqué à propos de la Fondation pour le Vésinet, il convient de préciser que cette fondation ne gère que des fonds privés et ne perçoit aucune subvention publique. Le rapport public de la Cour des comptes mentionné à ce sujet souligne que les situations où engagement associatif et vie publique se croisent sont fréquentes dans le cadre du mécénat local et concernent des montants limités.
Afin de lever toute ambiguïté, Stéphanie Cabossioras saisira le déontologue de la CASGBS pour sécuriser l’exercice de ces responsabilités.
S’agissant de l’organisation administrative, l’article indique qu’elle devrait recruter un nouveau Directeur Général des Services, un nouveau Directeur de cabinet et peut-être un nouveau directeur à l’urbanisme. Il convient de préciser que le responsable de l’urbanisme est déjà recruté et qu’il est prévu de le maintenir à son poste.
L’article porte également une appréciation défavorable sur la composition de son équipe. La liste conduite par Stéphanie Cabossioras est au contraire une équipe unie, constituée de dix élus d’opposition travaillant ensemble depuis plusieurs années, complétée par des personnes engagées dans la vie associative locale et dans la société civile, réunies autour d’un même objectif : servir les Vésigondins.
Concernant la place du Marché, l’article laisse entendre que la concertation préalable serait floue. Le projet présenté résulte d’une concertation menée depuis 2024 avec des associations de défense du Vésinet, l’association des commerçants, le conseil des seniors et des associations de parents d’élèves, complétée par un sondage, des réunions publiques régulières et de nombreuses réunions de proximité.
S’agissant du sous-sol de la place du Marché, l’article suggère qu’un partenariat public-privé entraînerait nécessairement une hausse des tarifs. Le projet envisagé prévoit que la commune conservera la maîtrise des tarifs et pourra prévoir des périodes de gratuité, notamment les jours de marché ou pour les commerçants. Il a également été indiqué qu’un transfert de la MJC ou du conservatoire en sous-sol n’était pas retenu, notamment pour des raisons de confort, de normes applicables aux établissements recevant du public et de coût pour la ville.
Concernant la loi SRU, il convient de rappeler que Stéphanie Cabossioras a rédigé un amendement visant à adapter son application aux spécificités patrimoniales du Vésinet, amendement adopté au Sénat en 2022. Si elle est élue, elle poursuivra cette démarche afin qu’il puisse être intégré dans la loi lors d’une prochaine révision. Dans l’intervalle, les emplacements permettant des programmes mixtes sont identifiés et la ville construira des logements sociaux à son rythme et selon ses besoins.
L’article évoque également une absence d’engagement sur l’entretien du parc et du patrimoine arboré. Le programme prévoit pourtant la reconquête du label Quatre Fleurs, un plan pluriannuel de plantations incluant notamment une centaine d’arbres, le renforcement de l’entretien des parcs, lacs, rivières et espaces publics, ainsi qu’un plan de replantation et de remise en qualité du parc Princesse.
Enfin, s’agissant des finances, il n’est pas prévu d’augmenter la taxe foncière communale ni le prix des services à la population au cours du mandat, et les crèches municipales ont vocation à être maintenues. Le programme financier repose sur une revue documentée des dépenses municipales, la réduction de certaines études et prestations externes, une meilleure organisation des services, la recherche de mutualisations pertinentes avec des communes voisines et la valorisation de certains actifs municipaux sans utilité pour la collectivité.
4 — Mise au point
Ces précisions ont pour objet de rétablir fidèlement les propos tenus par Stéphanie Cabossioras lors de cet entretien, sur son équipe, son programme et les modalités de son engagement au service du Vésinet.
5 — Demande de publication
Conformément aux dispositions relatives au droit de réponse prévues par la loi du 29 juillet 1881, nous vous remercions de bien vouloir publier ce texte dans les meilleurs délais.