ECO-QUARTIER : COMMENT CONCILIER PARC ET HABITATIONS

20150415_210608 rognéeLes participants du programme de concertation sur le Parc Princesse se sont réunis le 15 avril dernier autour de responsables de la mairie, de l’AFTRP et de l’agence TER,  maître d’œuvre pour l’urbanisme, le paysage et l’architecture, assistée par un architecte du patrimoine. L’objectif de ce troisième atelier était de partager la vision sur la conception de la ville-parc :

  • Comment s’appuyer sur les qualités du patrimoine historique et paysager pour concevoir un projet innovant ?
  • Quelles formes urbaines pour répondre aux enjeux d’un développement durable ?
  • Quelle fonction revêt le mur d’enceinte du domaine ?
  • Comment traiter le lien entre l’espace public et l’espace privé ?

Rappelons l’organisation du projet : le maitre d’ouvrage est l’AFTRP ; il achète les terrains à l’état et revendra les logements réalisés. Si des bénéfices sont réalisés, il les rétrocédera à la ville. Une des entreprises en charge de la maîtrise d’œuvre est l’agence TER. Son champ de conception exclut l’hôpital, le mur d’enceinte, les entrées, le cimetière.

Les points acquis :

  • Les immeubles seront construits dans la partie sud du parc.
  • L’avenue centrale qui relie l’entrée du Chemin de Ronde à l’hôpital sera dégagée et valorisée ; deux percées en étoile de part et d’autre de cette avenue apporteront une perspective supplémentaire sur l’hôpital.
  • L’important patrimoine naturel et la biodiversité notable devront être préservés : sur les 308 arbres remarquables que compte Le Vésinet, 105 sont hébergés par le Parc Princesse ; coté faune, à titre indicatif, les pipistrelles (petites chauves-souris), les grands-capricornes (coléoptères) sont des espèces protégées en France et devront être également préservés.
  • L’identité du Vésinet, avec des coulées vertes devra être marquée, la proximité de la Seine valorisée.
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Les points à considérer :

– Espace forestier et naturel : quel rapport avec les habitations ?

Entre les immeubles et la partie arborée, on imagine une transition où l’on pourrait mettre des lieux de rassemblement (échecs, jeux…), et faire couler des rivières qui aboutiraient à un lac. On installera des bancs en bois. Les arbres dépasseront souvent, par leur hauteur de l’ordre de 15 à 21 m, la hauteur des bâtiments qui sera de 12 mètres. Sur le rapport entre les immeubles (propriétés privées) et l’espace public : les immeubles seront beaux (les participants ne les conçoivent pas autrement) et on devra les voir, mais dans la limite de l’intimité des habitants ; il faut une sorte de continuité avec l’espace public. Néanmoins, si l’espace qui jouxte immédiatement l’immeuble est public, son entretien et les charges correspondantes incomberont à la ville. Une solution pourrait être de laisser la zone de jardin entourant les immeubles à la copropriété, séparée de l’espace public par une clôture (haies vives) de faible hauteur. Les toitures pourraient être végétalisées.

D’autres idées sont avancées, comme un toutou parc (parc pour faire courir les chiens), et dans la partie nord du site, qui devrait rester la plus sauvage possible, en sous-bois, on pourrait installer une sorte de belvédère pour avoir un point de vue sur tout le site.

– Quelle circulation dans le parc ?

Le parc est actuellement traversé par une voie arrondie, historique, la Serpentine, qui dessert d’autres sentiers. Comme elle se dirige vers le Chemin de Ronde, elle est considérée comme une voie d’accès vers la Seine. Comment cette voie peut concourir à la future mobilité dans le parc ? Elle sera vraisemblablement morcelée ; faut-il la redéfinir, comment ? Les participants s’accordent sur sa vocation de promenade, mais devra-t-elle être doublée d’une route pour les voitures ? Certains pensent que non et imaginent une circulation souterraine, quand cette solution n’est pas concevable pour d’autres (fluidité de la circulation, accès pour les  véhicules d’urgence…). D’une façon plus générale, on évoque aussi des trottoirs totalement séparés de la chaussée par un espace de pelouse, comme sur l’allée de la Gare, ce qui donne une impression de promenade ; les larges trottoirs bétonnés sont rejetés.
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– Lacs et rivières

Les lacs doivent avoir des surfaces arrondies, des bords courbes, et non en rectangle ou avec des angles se rapprochant trop des surfaces urbaines. Ils doivent être alimentés par des cours d’eau et autour de la verdure avec aménagement à l’anglaise. Des noues filtrantes seraient créées pour récupérer l’eau de pluie. Un café-guinguette serait installé autour, ainsi que des jardins partagés au fil de l’eau. Ce serait un lieu de rencontre et de jeux d’enfants autour de l’eau. Autour du cimetière : pourquoi ne pas faire quelque chose avec de l’eau ?

– Relations avec l’hôpital

L’idée des participants est là de « vivre avec l’hôpital » ; l’hôpital est séparé du reste du Parc Princesse par une clôture dont la hauteur, sous réserve de sécurité, devrait être la moins haute possible. Il faut concevoir les échanges avec le personnel, les visiteurs et les patients. Quelle visibilité de l’hôpital depuis le parc ?

Au cours de cet atelier, les participants ont encore une fois exprimé leur attachement à un projet en continuité avec les caractéristiques si particulières de notre ville, qui semble être partagé par l’ensemble des parties prenantes.  Les prochains ateliers aborderont plus encore les questions d’aménagement et d’architecture. Sauver le Vésinet se félicite de cette vision partagée à date, souhaitant qu’elle le soit  jusqu’à la livraison du projet.

Pour SAUVER LE VÉSINET

 


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