ECO-QUARTIER : PREMIERES ÉBAUCHES

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Le dernier atelier sur la conception du Parc Princesse s’est déroulée le 2 juin dernier, avant la réunion publique prévue le 30 juin prochain. Les concepteurs ont présenté les premières ébauches du projet d’aménagement, tenant compte des différentes contraintes (architecte des Bâtiments de France, conservateur du patrimoine, arbres importants, densité de construction).

Les grandes lignes de l’aménagement. L’agence TER présente les 7 zones constructibles, les coulées vertes, les axes de symétrie :

  • Aucune circulation interne n’est prévue, les immeubles seront desservis par des accès spécifiques.
  • La Serpentine sera une grande promenade piétonne accessible à tous, résidents ou non.
  • Les espaces publics (aires de jeux, jardins partagés) doivent encore être définis.
  • Les pistes cyclables doivent être conçues, distinctes de la circulation piétonne.
  • L’hôpital sera séparé, dans son espace privé.
  • La question du cimetière n’est pas résolue.

Au nord on prévoit des esplanades pour les piétons, des espaces de bancs ombragés, et des installations de restauration flexibles, comme aux jardins du Luxembourg ou aux Tuileries. A l’Est, un gymnase, une MJC vers le Nord, et vers le sud des commerces. Plan d’eau prévu au Sud.

Les accès voitures se feront par 3 à 4 entrées vers chaque lot d’immeubles, en cul de sac, réservés aux résidents. Une petite zone de stationnement vers la résidence des coteaux est prévue pour les visiteurs. Pas d’accès voitures au niveau de l’avenue de la Princesse.

Le respect de la biodiversité. Le parc Princesse comprend beaucoup d’arbres et d’animaux protégés au niveau national et européen. On y trouve de nombreux chênes, érables, marronniers, hêtres et arbres exotiques. Cette flore est en étroite interaction avec la faune locale : les chênes hébergent des insectes, les Grands Capricornes qui s’y reproduisent quand les arbres sont sénescents (sans pour autant être dangereux pour les arbres). Autre insecte protégé, la lucane cerf-volant qui fait son cycle dans les bois morts et enfin, le papillon demi-deuil, qui lui, habite les clairières. Le site héberge également plusieurs espèces de chauves-souris, dont la pipistrelle, mais aussi la noctule et la sérotine, qui ont besoin d’arbres de qualité et chassent en lisière des bois. Les sols présentent une particularité intéressante : ils sont sableux ; ils ont été peu remaniés jusqu’ici et doivent être respectés.

Petit bois (Esprit des lieux)

Comment préserver cette biodiversité ? Il faut enrichir le patrimoine, et se donner des objectifs : si on coupe des arbres, il faut en replanter. Il manque aussi de haies arbustives, originellement adaptées au site, comme les fusains, viornes, cornouillers, troènes, qui favorisent les oiseaux et les insectes. Idéalement aussi, l’eau pluviale devra être collectée pour être utilisée sur le site. Il doit y avoir une gestion différenciée horticole respectueuse de l’environnement, avec par exemple des espaces non tondus, pratique que nous connaissons déjà au Vésinet sur les pelouses. La question du compostage des déchets organiques se posera de façon différente de celui réalisé pour les maisons individuelles. L’éclairage nocturne est aussi une question écologique, un éclairage permanent la nuit pouvant perturber certaines espèces de la faune. Les participants s’accordent sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’éclairer toute la forêt la nuit, seuls les sentiers qui mènent vers les sorties et notamment celui qui desservira la sortie en direction du RER Vésinet centre au nord-ouest, devront l’être pour des questions évidentes de sécurité ; on évoque l’intérêt d’un éclairage à déclenchement, lors du passage de personnes.

L’utilisation de matériaux biosourcés pour la construction. Il s’agit par exemple du chanvre, du lin, du chaume, de la fibre de bois ou de mottes de paille. Les avantages sont présentés : grand confort intérieur, pas allergies, bonne qualité d’isolation, et ils permettent d’utiliser des ressources locales. Ces matériaux vieillissent bien et leur usage évite l’épuisement des ressources ; ils sont bien sûr conformes à la réglementation, mais sont chers. Des économies d’échelle par panneaux préfabriqués sont possibles, et il faut donc avoir une approche de coût global. Ces matériaux sont produits par des TPE-PME, et peuvent être associés à des matériaux classiques. Ils n’influencent pas l’apparence extérieure des bâtiments.  A vrai dire, la décision de les utiliser ou non incombera aux constructeurs.

Mobilité. Toutes les questions ne sont pas résolues. Les voies en sortie du parc sont étroites et sous-dimensionnées, sans compter le parc de 180 logements à Croissy qui sera livré au même moment. Quelle fréquence pour les bus en 20150602_222444semaine et week-end ? Concernant le stationnement, les parkings doivent être enterrés et non boxables. On risque de manquer de places de parking avec ce que la loi oblige à fournir, et il faut donc prévoir un parking public ou acquérir ou louer des places supplémentaires. D’autres parkings pourront être construits vers la crèche et le gymnase, et des stations Velib Autolib mises à disposition.

Energie. Ici aussi les questions restent posées. Les productions de chaleur et d’électricité seront-elles mutualisées ou individuelles ? Une centrale de production pour les 7 ilots avec des sous-stations pour les immeubles, ou chaque ilot aurait sa propre production de chaleur, ou chauffage individuel par logement. La ressource solaire ne peut être qu’un appoint, peu adapté ici. Géothermie ? Compatible ou non avec la proximité de la nappe phréatique ? Récupération des eaux grises (eaux savonneuses issues des douches et bains) ? Les bâtiments devront répondre aux normes de construction ART Grenelle 2012. Attention le projet est petit.

Aux termes de cette concertation, SLV a apprécié les échanges avec les concepteurs du projet et le soin apporté à la compréhension de notre ville, son histoire et sa qualité de vie.

SLV nourrit l’espoir d’un futur quartier vraiment réussi, nouveau certes mais en lien avec la culture et le patrimoine du Vésinet, pour partager notre environnement avec de nouveaux habitants.

Pour SAUVER LE VÉSINET


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